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LES ELECTIONS REGIONALES :UNE ECHEANCE DECISIVE A NE PAS LAISSER PASSER
I- Reconstruire la maison du Centre : Une tache plus longue que prévu
Le projet ambitieux, lancé au printemps 2008 par Jean ARTHUIS, de « Rassembler les Centristes » dans une grande formation politique, libre et indépendante, portant les valeurs du Centre, - qui, jusqu’à mi 2007 était incarnée par l’UDF-, n’a malheureusement toujours pas abouti. Ceci l’a conduit à créer en juin 2009 un parti « Alliance Centriste » dont l’objectif n’est pas de concurrencer d’autres formations se réclamant des mêmes valeurs mais d’accueillir, sans exclusive et dans l’attente du jour où son projet de réunion prendra corps , tous les anciens militants et sympathisants UDF en déshérence qui n’ont adhéré ni au Nouveau Centre ni au Modem ainsi que ceux qui, au sein de celui de ces mouvements qu’ils avaient rejoints, sont chaque jour un peu plus déçu par la stratégie qui le guide.
II- Le Centrisme existe. Il doit se faire entendre
Ceci étant, au-delà des difficultés que connaît ce projet, plus pour des raisons de susceptibilité, de conservatisme timoré ou de volonté de leadership de certains de ceux qui exercent le pouvoir dans les formations concernées que des divergences doctrinales de fond, chacun s’accorde à penser que la pensée et une vision centriste de ce que devrait être notre société existent bien.
Il serait, dès lors regrettable qu’à l’occasion des prochaines élections régionales, elles ne s’expriment pas. Il est clair, en effet, que, s’il est exclu que ,pour ceux qui s’en réclament, il soit envisageable de rejoindre le front hétéroclite et sans vision programmatique cohérente « anti Sarkozy », il existe des points de divergence significatifs entre certaines idées pour lesquelles militent depuis toujours les Centristes et dont ils souhaiteraient qu’elles pèsent, ou à tout le moins infléchissent dans la définition de la politique du pays certaines des orientations « de principe » d’un Président de la République, assurément volontariste mais porté à tout décider, contrôler et réformer sur la base de sa seule vision ou celle des quelques conseillers tout puissants . Tout à trac, on citera certains aspects de la politique économique et budgétaire dont plusieurs mesures prises ou envisagées ne sont pas comprises et qui n’apparaissent pas équitables et adaptées aux difficultés du moment qui frappent d’abord les plus fragiles mais aussi les classes dites « moyennes », la politique de décentralisation que certains projets gouvernementaux (aussi bien d’organisation territoriale que fiscaux) mettent à mal, la remise en cause pernicieuse du pluralisme ( cf le mode électoral préconisé pour les futurs élus territoriaux) garant de la juste représentation des citoyens et de le non mainmise d’un parti sur tout l’appareil de l’Etat, le sentiment d’un manque d’éthique et de retenue devant certains choix, faits ou inspirés, etc
Dans ces conditions, rien ne serait plus normal que les Français puissent librement exprimer vers quelle ligne politique et quelles priorités vont leurs préférences.
III- Un projet à construire pour les élections régionales
Nous proposons donc que, sans attendre que soit constituée la grande formation centriste que nous appelons de nos vœux, tous ceux qui aspirent à faire entendre la voix du Centre travaillent ensemble à l’élaboration d’un projet commun et le portent devant les Français dans chacune de nos régions. Pour notre part, en Ile de France, nous leur tendons la main pour construire ensemble ce projet, déterminés que nous sommes à aller défendre celui ci devant les électeurs en mars 2010. Ce travail en commun contribuera sûrement, en outre, à accélérer la construction de "notre maison commune"
IV- Les élections régionales : Un enjeu vital
N’en rien faire aurait de lourdes conséquences : - Il signerait l’arrêt de mort du Centre qui ne s’en relèverait pas. Quelle est sa raison d'être s’il refuse, lors des consultations électorales, à s’identifier et à défendre « ses » idées et « son » projet? - Et plus grave encore, il placerait un grand nombre d’électeurs, déçus, inquiets, sceptiques et/ou désabusés face à un dramatique choix : Exprimer leur désaccord et leur mal-être en s’abstenant ou même en joignant, par dépit et en signe d’avertissement, leur voix à celle de l’opposition systématique et destructrice, même s’ils n’en attendent rien de bon
Pour le pouvoir en place, ceci le conduirait à une cinglante et inexorable défaite dont il aurait grand mal à se remettre sans que ceci ne conduise, pour autant, à remettre la destinée de notre pays en des mains plus expertes. Et sa tache serait rendu quasi insurmontable face à des pouvoirs régionaux tous opposés à lui et à une opinion publique qui aurait beau jeu de le contester en s’appuyant sur des résultats électoraux l’ayant mis en minorité et remettant implicitement en cause sa légitimité. A ceux qui redoutent, en se présentant sous leur bannière,- mais n’est ce pas la moindre des obligations pour un parti digne de ce nom ?-, à coté de la liste du parti dit « majoritaire » (et pas contre celle ci) de faire l’objet de représailles, qu’ils se rassurent. Ils apparaitront peut être demain comme des alliés, exigeants certes mais utiles, d’un pouvoir qui serait outrageusement minoritaire sans eux et qu’ils auront, de fait, contribué à sauver, lui permettant, s’il veut bien tenir du message recu et mieux prendre en considération leur avis, d'amender sa politique et de regagner ainsi la confiance d'une majorité de nos concitoyens de plus en plus en proie au doute.
Daniel CAYOL - Michel LOPEZ
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